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Renoncez à l’intention d’obtenir…

Et vous recevrez ce à quoi vous avez renoncé.

Oui, sans doute… Mais ce principe du Transurfing de la Réalité c’est un peu comme le lâcher-prise : on sait que c’est ce qu’il faut faire, on imagine ce que ça va nous apporter et pourtant on n’y parvient que très occasionnellement.
Difficile alors de faire de jolis progrès dans nos parcours de surfeurs de vie.

Et pourtant…

Dans un article précédent j’expliquais les quelques écueils à éviter pour que ce principe fonctionne et une sorte de mode d’emploi de ce principe (voir l’article « Le frailing, une vision du cœur ? ).

Pour autant mes récentes expériences me portent vers quelques précisions utiles concernant l’art du renoncement…

1 – Renoncer est un choix !

Quand on veut très fort quelque chose, y renoncer c’est avant tout… IM-PO-SSIBLE !!! alors comment faire ?

Imaginons que je veuille très fort la voiture de mes rêves… Tiens, celle-ci par exemple…

mini_cooper_s_cabrio_surfer_by_pablete-d30kfi1Devoir y renoncer implique un choix : celui de lâcher toutes les importances liées à l’idée d’avoir cette voiture-là !

A partir du moment où je vais vouloir y renoncer, mon mental (la partie qui pense et qui se la raconte) va se rappeler à mon bon souvenir ! Et là, plusieurs questions vont venir me persécuter… Comme par exemple « pourquoi y renoncer si tu la veux vraiment ? » Ou à l’opposé « C’est vraiment cette voiture que tu veux ? Tu vas en faire quoi ? » et toutes les questions qui peuvent se situer entre ces deux extrêmes… Sans oublier les peurs, celle de ne pas avoir cette voiture, de passer à côté, de l’avoir, de ne pas la mériter, que ce soit trop facile de l’obtenir… Blablabla blabla blabla !

Renoncer dans ces conditions ne parait pas bien facile.

L’astuce : choisir simplement de renoncer et se concentrer sur ce choix en sachant que choisir de renoncer n’est pas encore renoncer ! C’est juste choisir de le faire ! Vous suivez ?
Bref, je me dis : « ok, je choisis de renoncer ». Ce qui revient à accepter le simple fait de renoncer, d’entrer dans la sensation du renoncement. La voiture, elle, je n’y pense plus, je la lâche, elle va où elle veut. Mes pensées ne s’y accrochent plus…

A ce stade on prend le mental à son propre piège ! Et là c’est plutôt drôle ! Car si on prend le temps d’être bien clair avec ce choix, fait de cette manière… alors, les résistances commencent déjà à s’affaiblir…
Dans mon cas, je choisis « de choisir de renoncer » !

Allez-y, essayez pour voir et surtout sentir à l’intérieur de vous si des points de tensions disparaissent doucement…

2 – Renoncer oui, mais à quoi ?

Ne comptez-pas toutefois entrer dans le vrai renoncement avec ce subterfuge… Il est nécessaire d’approfondir un peu le travail pour réussir à renoncer.

C’est là qu’il est utile de savoir ce que va m’apporter VRAIMENT ma Mini !

Outre la frime, le sentiment d’appartenance à une petite minorité de personnes, ce qui me rendre intéressante et pourrait me faire aimer par un je-ne-sais-qui bien éloigné de mes valeurs humaines, que va me procurer le fait d’être au volant de cette Mini ???

Ce peut être le simple fait de me sentir « reliée » à cette voiture, de sentir qu’elle est faite pour moi et que je suis faite pour la conduire, elle parce que nos vibrations s’accordent (surtout au moment où le compteur indique ma vitesse naturelle).

Ce peut être aussi (et surtout) la joie, un sentiment de liberté et la légèreté de me trouver au volant de cette voiture. Ok ! Joie, sentiment de liberté et de légèreté… Voilà des mots qui me parlent, qui résonnent agréablement chez moi… Voilà donc ce qui m’attire dans le fait d’avoir cette voiture…

3 – Attention, un choix peut en cacher un autre !

Un autre choix m’attend maintenant ! Vers quoi je vais focaliser mon regard ?

La voiture qui est sensée me procurer de la joie, de la liberté et de la légèreté,  ou bien plus simplement La Joie, La Liberté et La Légèreté ?

Transition délibérée !!! Pour moi aujourd’hui, « y a pas photo » ! Je choisis de me focaliser sur La Joie, La Liberté et La Légèreté en conduisant ! Et peu importe la voiture finalement… scenic 8001

Et alors que ma voiture ressemble plutôt à ça

 

Je vais choisir de me sentir comme si je conduisais celle-là mini2

Dans ces conditions, c’est beaucoup plus facile de renoncer !! Vous ne trouvez pas ?

 

Bien sur je garde en tête l’image de la mini de mes rêves, mais ce n’est pas ce qui va primer à partir de maintenant, non.

Ce qui va me motiver c’est de ressentir de la joie, de la liberté et de la légèreté en conduisant la voiture que j’ai aujourd’hui.

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Car tout est déjà là ! Ma Mini (et la planche de surf qui va avec !) sont déjà en cours de livraison, par l’Intention Externe…

Pourquoi m’inquiéter dans ce cas ?

Mon seul job consiste à être prête à l’accueillir ! Et pour ça, considérer qu’elle est déjà là, dans mon garage, et m’en réjouir, me sentir libre de la sortir ou non, et toute légère à l’idée que je peux en disposer quand je veux 😉 .
Même pas besoin de m’inquiéter de la date de livraison… Les gens de chez MINI savent très bien s’occuper de leurs clients !!!

Alors à vous de jouer …
Et on se raconte tout bientôt ?

 

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Un bon placement

J’en vois d’ici qui attendent déjà quelques bon tuyaux pour que l’argent coule à flot dans leur vie… Ce serait oublier un élément essentiel de Transurfing : l’argent est sur le chemin du but. Ce n’est pas LE but !
Je ne vous parlerai donc pas d’argent ! Enfin pas maintenant…

Mais alors c’est quoi cette histoire de placement ?

J’ai appris de la vie qu’il y a les vagues que l’on prend et celles qu’on ne prend pas. Mais quand on décide d’en prendre une, de grimper sur la vague (du succès ?), alors savoir comment devient utile. C’est ce fameux « comment » que je cherchais au mauvais endroit et au mauvais moment.
Ce « comment »-là ne vient qu’après la conscience du choix et de la responsabilité totale et consciente de prendre ou non la vague qui se présente. C’est une fois que ce choix est fait que connaître l’art du bon placement est nécessaire.

Hier, première session de surf de l’année ! Au passage merci à Surfing Saint-Gilles et à Renaud pour cette découverte passionnante du spot « débutant » de St Gilles Croix de Vie !
Quelle session !!! Du sportif à souhait, de la mousse, de la pluie et une eau… froide et vivifiante ! Un vrai bonheur !

Croped image of a male surfer standing on his surfboard

Une session décisive

Tous ces mois sans surfer (sur de vraies vagues !) ont généré chez moi un manque dont je ne soupçonnais pas l’étendue. Il a suffit d’un souffle (voir l’article précédent) pour que le manque se fasse tangible. Il était tant que je bouge ! C’est fait !

Là, devant les vagues qui déferlent, sous la pluie, je sais que je ne me défilerai pas. J’ai choisi d’être là, de prendre les vagues d’aujourd’hui quel que soit le temps. J’ai encore dans chaque parcelle de mon corps l’empreinte de l’été dernier… avec quelques kilos en moins et quelques séances de musculation douce en plus!  Je ne sais pas comment je vais agir. Ce que je sais c’est que ma motivation est totale.

Je m’échauffe en compagnie d’une petite bande de dauphins plus ou moins expérimentés et sympathiques. J’écoute les conseils de base, je me remémore quelques expériences estivales et malgré le froid qui commence à gagner mes pieds (je n’ai pas de chaussons !) je trépigne d’impatience de me mettre à l’eau. C’est parti !

Le contact avec l’eau est charnel, fusionnel. Il comble mon besoin de me sentir vivante ! Un cri primal presque muet me traverse la gorge. Naissance en pleine conscience.

Je sens la vie couler à flot dans mon corps et partout autour dans cet océan tumultueux. Il est tant pour moi de voir où j’en suis après 5 mois d’abstinence…

Je constate que les gestes reviennent vite. Tout est là. Je retrouve rapidement le chemin des acquis de l’été. Des automatismes sont déjà ancrés. Joie intense !

Les aller-retour entre les vagues et la plage sont nombreux. Je joue à prendre le plus de bonnes vagues possible. Et bonnes ou moins bonnes, elles se suivent de quelques secondes, à peine 9 parfois. Le rythme est épuisant.

Alors vient le moment où mes bras me lâchent.
Tirer le surf pour aller assez loin avec ces vagues devient un travail de Titan qui réclame une force que je n’ai déjà plus. Me hisser sur le board puis ramer pour grimper sur la vague, tout cela vide littéralement mes bras de toute énergie…  Mon corps, lui veut continuer, mon âme aussi. Comme l’été dernier… Réminiscence… Il doit y avoir un moyen de ne pas s’épuiser autant !

Surfer librement et légèrement ? Le conseil arrive à point nommé !

Aller moins loin et donner une impulsion au surf en se glissant dessus (intention interne, petite action dans la matière pour indiquer à l’intention externe le sens de ce que j’attends), juste devant la vague, puis ramer (agir plus fortement, focus sur l’instant)… Et là : Bonheur !
Le mouvement est léger et j’économise énormément d’énergie. La vague « travaille » plus que moi (l’intention externe).  Son énergie me porte et me repose. Je sens que je suis sur la bonne voie. Et pourtant je manque de régularité… J’aimerais mieux maîtriser mes gestes pour passer à l’étape d’après : me lever…

Effectivement une subtilité m’échappe… mais plus pour longtemps !

surf_session_technique-380x494l’art du bon placement !

Nous y voilà ! Je fais une pause sur la plage. C’est le moment d’en apprendre d’avantage !  Le moniteur me guide et m’enseigne son art. « Le surf c’est qu’une question de placement« . Ok ! Alors quel est le meilleur placement pour surfer ?

Ça dépend de soi et de sa planche (son corps, ses émotions, son mental et son âme, et la connaissance et la maîtrise que l’on a de tout ça), mais aussi de la vague choisie (l’évènement qui arrive). C’est une question d’osmose entre ces trois éléments. Tout l’art consiste à choisir la vague, trouver le bon endroit sur la planche pour s’allonger, ramer (coordination de l’intention)
Après il suffit de suivre la vague et de se lever… Syntonisation.

Je repars à l’assaut des vagues. Je les observe. Je les choisis. J’en laisse passer pas mal. Elle se suivent avec une rapidité que je ne peux décidément pas suivre, pas encore. Et puis le moment arrive. Je cherche ma place sur le surf. Je ne sens plus mes pieds (l’eau doit être vraiment froide !) je ne sens pas le bout du surf. Bonne nouvelle ! Je peux faire autrement… Je remarque un petit défaut dans la planche… Rien n’est là par hasard !  Je prends ce « défaut » comme repère. Et ça marche !

Je recommence encore et encore : impulsion, se glisser sur le board, mon menton sur le signe du destin les yeux rivés sur un repère droit devant moi, à l’affut de la moindre sensation (je n’entends pas bien la vague qui arrive, le raffut de l’océan est énorme en fait).  Je rame  et là … SURPRISE !!!

Le surf se hisse sur la vague comme par magie.  Je sens l’alchimie puissante et douce de l’onde qui me porte.
Je décolle au dedans comme au dehors.

Et à nouveau pour moi, le temps s’arrête. Tout est là et je n’ai plus besoin de rien… Le bonheur à l’état brut… Encore trop brut sans doute, mais j’ai besoin de la force et de la puissance de ce bonheur là ! Tout mon être a besoin d’être poussé dans ses derniers retranchement pour déloger les dernières scories d’une vie passée, révolue. Je suis sur la vague comme le jour de ma naissance ! Je VIS et ce n’est plus un cri qui me vient mais un rire profond, issu de la joie de me sentir vibrer à la fréquence de l’eau… Osmose.

Je suis simplement et profondément heureuse… L’heure est venue de me lever et de faire face à tout ce bonheur, enfin !

Derniers conseils, quelques ajustement dans des vagues toujours aussi sportives et … J’y suis presque !

Encore quelques vagues et je sens que je n’aurai pas le temps sur cette session d’aller au bout du mouvement. Je me donne encore quelques minutes de plaisir d’une rare intensité, genou droit sur le surf, pied gauche devant, prête à bondir dans une autre dimension. A un moment je me sens partir pour me tenir debout. La surprise et l’émerveillement sont au rendez-vous. J’en oublie d’aller au bout, de me lever. Je plonge dans l’eau et dans un rire éclaboussé.
Je n’anticipe pas. Je sais. La confiance est totale. la prochaine session est la bonne. Une évidence.

Je suis ivre de joie, shootée au plaisir. La Vie est là, dedans et tout autour. Il y a la pluie aussi, mais qu’importe !

100503_BURKARD_2082Surfer ou transurfer, finalement c’est la même chose !

Quand les vagues de vie se suivent à une allure folle, on ne peut sans doute pas toutes les prendre. mais on peut en saisir certaines, avec un bon placement, une intention puissante et claire. Ce bon placement n’est autre que l’attitude intérieure, la manière dont on accueille la vague, dont on donne l’impulsion avec son corps, son cœur en laissant les pensées au repos. Le mode « automatique » de notre cerveau est nécessaire pour qu’il n’y ait plus que l’intuitif, l’âme, à l’œuvre, pour ajuster, rectifier ce placement.  Tout l’art consiste en fait à s’entraîner encore et encore, à chaque nouvelle vague de vie, à chaque nouvelle session, à chaque nouvelle leçon. La vie est bien faite. Elle nous offre toujours des spots, des lieux pour surfer, adaptés à notre niveau et nous permettant de progresser. Elle nous apporte toujours ce dont on a besoin. A nous de choisir, de coordonner nos intentions pour servir nos buts les plus nobles : la Vie, l’Amour, la Joie.

Le moment est venu de rentrer. Je plane total ! Les gens sont nombreux à se promener ce dimanche en anoraks, capuches, écharpes et gants. Moi je suis en combinaison, pieds nus, portant une planche de surf sur la plage. C’est dimanche. On est en mars…

Je baigne dans une douce euphorie. Et pour encore plus de plaisir mes perceptions me jouent des tours et me font entendre des sonorités particulières, comme un écho à mon deep blue dream…

A l’heure où certains dauphins redeviennent des humains, je me sens en état d’apesanteur, irradiée, shootée au plaisir de me sentir vibrante de toutes ces particules de vie, de création pure, je suis une partie de l’univers tout entier.

La prochaine session viendra en son heure. Pour l’instant je suis prête à partager avec vous ce que le surf m’enseigne : L’Instant, l’amour, le plaisir et la joie de vivre. Et ça, ça change la vie !

A tout bientôt

Je dédie cet article à tous ceux qui m’ont enseigné la vie, amis comme ennemis.
Je suis faite de chacun de vous et vous adresse mon infinie gratitude.
Véronique

Merci André pour la plongée musicale…

 

 

 

 

 

 


souffle

Il suffira d’un souffle …

Laissez-vous bercer en lisant cet article

Coincée !

Je me sens coincée ! Et pourtant il y a tant de portes ouvertes autour de moi. D’où peut bien me venir cette sensation qui va jusqu’à briser mon corps et empêcher ma respiration?

Flash back…

Il y a plusieurs années de cela ce fut bien mon sentiment : coincée ! Peu importe les mauvaises ou les bonnes raisons de l’époque. A ce moment là je me suis sentie obligée de partir d’un lieu, d’un espace et d’un temps qui attisaient ma joie de vivre à chaque instant : des amis sincères et des relations simples et vraies, le délice de me lever pour aller exercer un métier que j’aimais avec des personnes qui me permettaient de m’épanouir. Une reconnaissance sociale aussi et la joie indicible de me sentir à ma juste place. Une session où les spots étaient nombreux et joyeux !
Ce choix de partir fut bien le mien. Et pourtant..
Quelques années plus tard, quelques prises de conscience plus loin, ce sentiment d’être coincée revient en force ?! Serait-il venu le temps d’en faire enfin le tour complet ?

C’est mon corps qui m’informe !

Depuis plusieurs jours je suis le centre d’un combat qui semble faire rage entre mon âme, mon cœur, et mon mental et rend mes intentions confuses.
Certes une constellation aurait vite fait de remettre tout ça dans l’ordre, si le moindre mouvement ne me plongeait dans une apnée forcée dont je ne sors que pour mieux me laisser happer par une quinte de toux qui me procure une douleur intense dans le dos… En d’autres termes… je vais vraiment mal…

Et si c’était pour la “bonne cause” ?

J’ai effectivement du mal a respirer dans quelques domaines de ma vie… le temps d’en faire le tour et je commence à apercevoir quelques espaces de respiration… Mes besoins essentiels se rappellent à ma mémoire : aimer, bouger, rencontrer, lire et me nourrir, surfer, chanter bien sur, et servir, une cause, une grande, une belle, et puis choisir un lieu de vie qui me procure une joie sans mélange… Entre l’espace-temps que j’ai quitté et celui qui m’attend, je suis en transit. L’air vient à manquer dans cette zone (de confort ????!) où je suis déjà restée bien trop longtemps… Moi la nomade… plus de 15 ans de présence fidèle au même endroit… Un record qui me vrille les poumons !

Prochaine étape : retrouver ma liberté… L’aurais-je perdue ?

Oui… et non ! Car tout est là, en permanence, alimenté par mes pensées et surtout mes sentiments, mes émotions… quelle est donc celle qui me colle le dos au mur avec cette impression étrange que je ne peux pas sortir du piège et qu’il n’existe aucune solution ? Serait-ce à nouveau une peur ? Une autre encore ? Cela ne finira donc jamais ?!?
La liberté… J’ai 47 ans, 2 enfants encore jeunes, un mari, une maison, et globalement je fais plutôt ce que je veux. Et pourtant… J’étouffe ! Est-ce bien raisonnable alors que sur certains plans la joie est bien tangible et que mon bonheur d’être est palpable ?
Je laisse mon corps sortir ses poubelles et se vider des déchets de tant d’années passées dans quelques fausses directions que je mets à nue, totalement et sans fausse pudeur.

Mon corps se libère peu à peu de cet étau.

5 semaines de toux, d’encombrements multiples, de colère intérieure, contre moi-même surtout… et puis, en ligne de mire, une respiration, le souffle : la liberté !
Des changements profonds ont eu lieu. Je retrouve ma spontanéité totale. Mon corps tendu par la fatigue a réussit à faire taire mes pensées pour laisser toute la place à mon cœur qui gonfle enfin ses voiles en mode très intuitif !
Le souffle revient avec douceur dans chacune de mes cellules.
Une précieuse molécule de fer coule à nouveau dans mes veines comme pour mieux me donner l’occasion de ressentir l’Aimant de la Vie. Notre relation change. Mon corps et moi établissons d’autres liens. Définitivement. Mes ailes solidement attachées échappent (enfin!) au contrôle de mes pensées rationnelles. Je me laisse être cet oiseau épris de vol libre. Au risque de voler seule et au bonheur de rejoindre les miens, d’autres électrons libres…
Je me cale dans ce flow, ni tout à fait ancien, ni tout à fait nouveau, et totalement consciente de l’Amour qui me remplit. Un Amour hors norme, que j’accepte totalement puisque ma liberté est à ce prix. Un Amour qui ne s’explique pas, parce qu’incompréhensible pour la plupart des humains de passage…
“Voyons l’Amour, madame, dans votre situation, ce ne peut être qu’une relation coupable. Vous n’y pensez pas ?” ou encore “Cet amour là Madame, vous ne pouvez y accéder, il demande des qualités que tout un chacun n’avons guère” ou bien même “l’Amour vous dites ? Mais qu’en savez-vous ? Et qui êtes-vous pour en parler de la sorte ?”… Autant de voix qui ne parlent que d’elles-mêmes et dont je n’ai que faire !
Tomber dans le trivial où l’impossible semble être la seule issue ?
L’humain ne peut-il concevoir un amour unifiant et unifié où le seul but n’est pas de posséder l’autre mais bien de lui offrir toute sa pleine et entière liberté ? Où la joie du bonheur de l’autre est un but en soi ? Où la tristesse d’une séparation n’est que la tendre empreinte d’une qualité de présence et d’attention partagées ? Où l’éloignement ne peut être souffrance tant la marque de l’autre a transcendé mon être à tout jamais ?
Cet amour serait ridicule pour qui ? Et à quel titre si ce n’est au titre d’une jalousie non avouée et au prix d’une dérision qui tenterait vainement de masquer la tristesse de ne pouvoir vivre une telle plénitude ? A ceux qui jugent dans ce sens j’adresse toute ma sollicitude.

Le souffle de l’Amour pour toute liberté !

Il m’a fallu des années pour vivre cette qualité d’Amour, cette profondeur totale, cet Instant, mille fois réactivé par une simple présence, l’expression d’une fragilité, d’une tendresse furtive, d’une puissance alignée, d’un signe, d’une connivence spontanée…
Il a suffit d’un souffle de… liberté !
Toutes ces marques je les ai accueillies, je les ai aimées et sans m’en rendre compte elles ont attisé le souffle de ma liberté. Insensiblement je me suis laissée prendre au jeu de l’autre, miroir de mon propre jeu, où la joie, la passion et le partage sont vite devenus le centre d’échanges subtiles et séduisants, profonds et déroutants.
Et ce soir je pose dans ces quelques lignes, et pour le reste de ma vie, que rien n’est plus doux que ce souffle de vie qui à nouveau remplit mes poumons libérés. Accepter cet état, souhaiter le partager pour le vivre en conscience et jouer avec bonheur dans les vagues de la vie comme des dauphins espiègles. Je n’aspire a plus de gloire.

Même si toute liberté comporte une part de risque…

Partager cette conscience impose un échange vrai, un “oser dire” qui vient rendre explicite et tangible cet Amour don, cette “Philia”*. C’est là, en quelque sorte que l’idéal disparait pour laisser la place à une version du réel que l’autre peut refuser, tant l’idéal et la fuite peuvent être confortables… Éloge ?
Cela implique alors pour moi l’acceptation totale d’une possible perte de lien, d’une séparation avant l’heure en quelque sorte. Je peux aussi faire le choix de taire à tout jamais ce qui révèle la vie en moi…au risque de le regretter éternellement !
En ai-je la force ? Puis-je me le permettre ?
Difficile pourtant de poser le sujet en 2 mn 30 chrono, comme ça, l’air de rien… Challenge ? Défi de la Vie ? Ai-je ce courage ?
Pour l’heure, je m’en remets à la Vie et à son Flow. Je m’ouvre à sa Confiance et à son Amour. Ce soir je ne suis que cette ultime vibration, cette unique fréquence qui, de proche en proche rejoint et fait vibrer cet Autre et lui propose une respiration partagée. Un Instant d’Éternité…

L’amour parfume les souvenirs des hommes et des femmes, il enchante de son souffle chaque aspiration de nos poumons. L’amour est exaltation du temps présent, notre délectation atavique pour l’éternité. Les Éternelles – Yves Simon

 

*Philia : « Aristote utilise un même mot pour désigner l’amour et l’amitié, ces deux sentiments fondamentaux de la communion affective que nous avons tendance à séparer. “philia est ce qu’il y a de plus nécessaire pour vivre.” Philia est un amour profond qui unit aussi bien des amis que des couples, le fondement de toute relation humaine authentique : on choisit une personne avec laquelle on partage un projet, un désir de “faire une œuvre commune”. […] Il ne consiste pas à aimer quelqu’un qui ne nous aime pas, mais une personne avec laquelle nous nous encourageons mutuellement, nous nous aidons réciproquement à nous épanouir, à nous accomplir.

La Puissance de la Joie – Frédéric Lenoir / Fayard 2015


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Prendre la vague…

Cet été alors que mes premières leçons de surf commençaient à s’engrammer doucement une question jaillit de mon océan intérieur : “comment prendre la vague ?”
Je sais que le comment n’est pas mon affaire, enfin pas vraiment. Je sais que la vie s’en charge. Et je me demandais bien alors à quoi cette question était reliée…
La réponse est arrivé quelques mois plus tard…
Alors que je rentrais chez moi, une vague a surgit. Oh, bien sur, pas une vraie. Non. J’habite trop loin de la mer pour ça. Et pourtant elle m’a bien submergée !!
Elle s’est présentée sous la forme d’un évènement remarquable, un truc pas habituel et pourtant souhaité, attendu, bercé dans mon cœur sans doute un peu aussi. Et là, en quelques millièmes de seconde il m’a fallu choisir : marquer l’arrêt, prendre cette vague, ou bien la laisser passer, continuer ma route…
A ce moment la question n’était pas “comment prendre la vague ?” mais plutôt “est-ce que je la prend ou non ?”.
Je n’ai pas pris la vague, pourtant puissante et douce que la Vie me donnait. J’ai continué ma route avec une âme en pleine déroute. J’ai pourtant tenté de la poursuivre cette vague. Mais je n’ai pas ramé assez longtemps ni assez fort ni… comme il aurait sans doute fallu… Je venais de manquer un rendez-vous de Vie.
Ma première pensée fut quelque chose du genre : “j’ai loupé une vague. Je ne sais même pas si la Vie m’en proposera une autre…” La tristesse, la colère et la frustration n’en avaient pas besoin de plus pour me saisir à la gorge.
J’ai laissé le mode automatique de mon cerveau en route et une autre pensée jaillit “la Vie est un océan. Des vagues il y en a toujours. Et il ne s’agit pas de savoir comment les prendre mais bien de les prendre ou non.”
Alors une autre question s’est posé : Qu’est-ce qui a fait que je n’ai pas pris cette vague offerte par la Vie ?
La réponse ne tarda pas : La PEUR ! Dans ce cas précis une peur viscérale au sens stricte tout comme au sens figuré. Cette vague était donc là pour m’aider à voir cette peur. Il ne me restait plus qu’à sauter à pieds joints dedans pour aller tout au fond y puiser le message qui m’attendait… Cadeau !
Ainsi nous pouvons nourrir de belles intentions internes, mais sommes nous prêts à recevoir ? Sommes nous prêts à prendre la responsabilité de la “livraison” qui nous est faite ?
Prendre une vague, (trans)surfer, est donc une réelle responsabilité qui conditionne notre nouveau scénario, notre nouvelle ligne de vie.
Notre “job” finalement ne consiste qu’en une seule chose : être totalement prêt à recevoir ce que nous avons à recevoir pour faire un pas de plus vers la prochaine étape de cette ligne ou d’une autre…
Comme il y a des balles de match, il y a des Vagues de Vie. Il nous appartient d’accepter les responsabilités qu’elles impliquent et ainsi de prendre les vagues avec lesquelles nous sommes Ok dans l’Instant. Toute vague saisie est la bonne à cet instant précis. Toute vague laissée est la vague qu’il nous fallait laisser pour mieux saisir les suivantes…
Et très souvent, quand bien même cette vague est la bonne pour l’un elle ne l’est pas forcément pour l’autre dans le même temps…
Surfer ensemble sur la même vague nécessite un accord total, une synchronisation et une syntonisation parfaite entre les surfeurs, la vague… et l’Instant.
Quand cet accord majeur se manifeste, l’Instant devient lui-même : un espace-temps où la pensée s’efface, ou l’émotion disparait et où la Vibration est l’Unique Présence.
Je vous souhaite de merveilleux Instants…

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Une mutinerie comme rempart au bonheur…

tumblr_mnry97A7j51r9jzs2o1_1280 J’adore cette image !!! Les lecteurs de la première heure s’en doutent un peu… vu sa fréquence dans mes articles…

Et aujourd’hui cette image prend un sens encore plus profond.

Aujourd’hui, suite de mes cours de surf…

Au rendez-vous : le soleil, la mer, le vent et des vagues plutôt douces.

Au rendez-vous aussi, deux surprises de ‘Taille » !

D’abord, Herbert, le super prof méga doux et super pro, m’avait préparé une petite réjouissance : le paddle.

De mon côté, c’était comme s’il fallait redonner la main à mon mental, un peu en reste après mon ascension au sommet de la vague de plaisir de la glisse.

Et lorsque mon mental, fort désireux de mener la danse, rencontra le paddle, ce fut comme un emballement contre lequel je ne voulais pas lutter.

Tout le temps m’a été donné pour observer ce jeu de va et vient de mes pensées au sujet du paddle… trop large… trop lourd… pas très maniable… et blablabla…

Mais où était passé mon vertige de l’Amour d’il y a deux semaines ?

Les consignes d’Herbert me semblaient improbables, les manœuvres impossibles, trop d’infos à s’occuper en même temps et puis la pagaie dans les mains, le paddle sous les genoux… et pourtant…

Quelle bonheur de me retrouver face aux vagues, enfin ! Pouvoir me redresser sur ce paddle et les regarder en face sans ciller, doucement, sans les provoquer, juste avancer… quelques secondes… mais il faut virer, revenir, prendre les vagues rester à genou, prendre la pagaie correctement, la mettre sur l’arrière, déjà une vague arrive parmi tant d’autres, et mes oreilles sourdes qui ne l’entendent pas… Le décalage entre les vagues et moi se creuse, mon mental s’emballe, ma tête veut surfer à la place de mon corps, elle veut le contrôle total de l’équipage…

bhfab5sxMais en secret la mutinerie s’organise ! Déjà les bras sont lourds et ne veulent plus de la pagaie, les genoux ne portent plus ce corps devenu gros et lourd, et que l’énergie semble avoir déserté. Les chutes dans l’eau se multiplient et même les éléments s’en mêlent. La marée devient forte à l’assaut de la plage et les vagues grossissent comme un écho à ce poids que je ressens dans le corps, poids qui n’est que l’écho de celui d’un mental trop présent, presque irrévérencieux, au milieu de la mer.

Cette défaite me sert de rempart au bonheur. Elle met une barrière salvatrice entre cette tête qui n’en finit plus de penser et mon être qui enregistre en silence chaque parcelle d’extase qui se joue dans quelques vagues. Des secondes de plaisir prises à la dérobée, derrière la mutinerie qui fait diversion…

Chère mutinerie, merci du fond de mon âme… grâce à toi la légèreté était enfin au rendez-vous, comme au premier jour, avec la fulgurance de l’Instant… Un saut pour monter sur le paddle, à nouveau les yeux fermés… trop lourd ce paddle ! pas d’importance en fait, juste respirer le vent et sentir avec mon corps les vagues qui arrivent, puis soudain ramer à nouveau et c’est une vague suivie d’une autre… une accélération puissante et la planche se soulève encore plus, je m’envole… Surprise par ce moment hors du temps, je n’ai même pas pensé… à me relever … juste être… sur la vague… comment nommer cette seconde d’éternité où je m’unis à la Vie tout entière ? Je ne me pose pas la question dans l’instant. La machine à penser pourrait s’en saisir et la mutinerie serait alors trop forte pour continuer à glisser ou tenter de le faire…

Oui, comment nommer cette seconde d’éternité, d’unité avec la Vie toute entière ? Je ne trouve pas de mot, il n’y en a pas. Il n’y a que de la pureté cristalline, rien d’organisé logiquement, rien de planifié, et pourtant une totale harmonie, une justesse, une ampleur…
Ce soir je ne cherche pas de mots. Je les laisse venir comme ils viennent pour s’assembler en de multiples accords que je n’aurais pu vivre totalement, comme empêchée aujourd’hui…  mais même cet empêchement témoigne de la justesse de la Vie qui m’invite à toujours accepter ce qui est !

Je n’aspire qu’à saisir, encore et encore ce moment, cet Instant indicible…

Toucher du doigt la création… ou presque… et retenter encore…

Comme sur l’image, là-haut… Un jour surfer, le lendemain tenter de le faire, tomber, se laisser porter…

Une plage, le vent, des vagues, un surf … le résumé de nos vies me semble là… comme une quintessence.

 

Quintessence

Quintessence