escarg'amour

Le But : Créer sa vie ou lui permettre d’émerger ?

Vous aimez les images ? Moi je les adore ! Elles transportent toutes un univers, une ambiance, un message qui résonne d’une façon plus ou moins agréable à l’intérieur de chacun de nous… démonstration…

retour vf1

Regardez attentivement cette photo… prenez votre temps… laissez-vous emporter par l’histoire qu’elle raconte… observez ce qui se passe dans votre tête quand vous regardez cette photo… ressentez ce qui se passe dans vos émotions… Cette photo vous rappelle-t-elle des souvenirs ? Laissez-les venir… tranquillement.

 

 

A présent, faites la même chose avec cette photo… femmes course

 

Portez votre attention sur le mouvement, imaginez-vous en train de suivre la personne qui court… et laissez votre respiration, vos sensations, se caler sur les siennes….

….. continuez….

…continuez encore,….

…. encore un peu… puis

à présent, revenez du côté de l’article….

 

Vous venez peut-être de vivre une expérience sympathique sur le pouvoir des images sur votre corps, sur vos pensées, sur vos émotions…

 

Lorsque j’ai suivi mes différentes formations d’apprentissage de l’utilisation de mon cerveau, j’ai compris que nous avions deux orientations possibles pour « créer » des images.

  • Soit nous les construisons, nous les créons de toute pièce en imaginant une sorte d’avenir (plus ou moins réel, plus ou moins proche), c’est la « visualisation créative », technique utilisée par beaucoup de thérapeutes et de coachs.
  • Soit nous les re-construisons parce que nous nous en souvenons. Il ne s’agit plus de fabriquer quelque chose de toute pièce, mais plutôt de ramener une image devant les yeux…

J’aime beaucoup les images parce qu’elles valent 1000 mots, selon la célèbre pensée de Confucius. Et J’aime aussi beaucoup la simplicité…

Lorsque nous avons un but, il semble évident que sa réalisation a lieu dans le futur. Il ne nous viendrait pas à l’idée de croire autre chose que cela. Quand on décide de quelque chose, quand on se met en marche pour le faire, il est évident que ce n’est pas déjà fait…

Mais est-ce la seule façon d’envisager les choses ?

Transurfing et ce que nous en dit Vadim Zeland, nous permet d’entrevoir une autre approche…

Dans l’espace des variantes, tout existe et de manière simultanée…

Ainsi, la graine, la graine germée, la pousse et la fleur éclose existent déjà et en même temps, comme autant de points de rencontre sur des lignes de vie.

Vadim Zeland nous dit aussi que visualiser le cliché de manière régulière et systématique nous rapproche de notre but… Imaginons un but simple comme être dans le jardin en admiration devant  l’éclosion de cette fleur.

bouton-fleur-feiVoici ce qui pourrait se faire pour réaliser ce but : le désir d’admirer cette fleur est très grand… alors il est bon d’aller se poser dans le jardin et imaginer, créer l’image de cette fleur en train d’éclore… la personne qui fait cela  vais consacrer à cette action créatrice énormément d’énergie… Sans certitude réelle d’admirer cette fleur… le jardin est peuplé d’insectes qui pourraient endommager la fleur à chaque étape de sa croissance… (la personne y pense et hop, voilà l’image d’un gastéropode)…

Et les images s’enchaînent rapidement allant tantôt vers la fleur et tantôt vers tout ce qui peut l’empêcher de pousser et d’éclore… escarg'amourLa visualisation créée par le mental, avec les deux hémisphères du cerveau est heureux de laisser libre cours à tout ce qui vient… oui, mais…

Même si l’image est belle, elle est aussi remplie de toutes les choses qui peuvent empêcher la fleur de pousser ou d’éclore… Pour le peu que des émotions négatives et intenses arrivent pour accompagner les images du gastéropode grignotant la jeune pousse…

Ressentis, émotions, but et cliché sont ainsi étroitement liés… Mais si être créateur de sa vie c’est créer le « bon cliché », alors pourquoi certains y parviennent alors que d’autres continuent de s’évertuer à y parvenir ?

Et si créer la « bonne version  » de soi n’était possible qu’en fonction d’un certain « plan de vol » ?
En d’autres termes, le plan où TOUT EST POSSIBLE existe bel et bien, et cependant « TOUT N’EST PAS POUR SOI », là, tout de suite, maintenant…

Si je dois transcrire cette idée en l’appliquant aux images je dirais qu’il y a nécessité à laisser émerger les images plutôt qu’à les créer. La visualisation « créative » n’est donc pas le meilleur chemin vers son but.

Le Tome 5 en français ne parle plus d’être le créateur de sa réalité, mais l’auteur… personnellement j’en suis heureuse car l’auteur est « celui qui est la cause, qui est le responsable ».
J’aime l’idée qu’être l’auteur de sa vie c’est en être vraiment responsable, responsable de ses choix et de leurs conséquences. Être créateur de sa réalité… c’est la tirer du néant… avec le risque de se prendre pour ce que l’on n’est pas, d’agir en guerrier ou en offensé…

Être responsable de sa vie, ça change quoi ? Pour moi cela consiste à lui permettre de se dérouler dans la plus grande fluidité possible, être dans le courant, suivre le courant sans jamais s’y opposer ou lutter contre. C’est éliminer peu à peu toute ses résistances.

C’est surtout mieux se connaître,
s’accepter tel que l’on est et être honnête envers soi.

Ainsi être l’auteur de sa réalité, c’est peu à peu se défaire de toutes les images crées à force de volonté et de désirs pour peu à peu laisser émerger celles qui viennent du cœur, de l’âme, les seules que pourra accompagner le bruissement des étoiles du matin.


coeur-dans-les-yeux-155157

Le Frailing : une vision du coeur ?

dirige ta vie voiture1   C’était samedi matin. Le soleil brillait déjà bien et je roulais tranquillement vers la salle qui allait accueillir le workshop que j’allais animer sur le but, le cliché et les autres outils proposés Vadim Zeland dans le Tome 5.

    J’étais en totale sérénité par rapport à la journée qui m’attendait. Toute à la joie de partager mes découvertes avec les participantes inscrites, une anecdote de la semaine m’est revenu en mémoire et m’a donné l’envie d’écrire cet article.

     Je consulte et j’utilise Facebook et la page du groupe Transurfing Francophone. J’y lis également les posts des abonnés et de mes collègues enseignants et coachs Transurfing. Cette semaine, une personne posait une question appelant une aide à éclaircir un point concernant le cliché. Avant de répondre simplement à sa question, je lui ai proposé de venir participer au workshop que j’allais animer. J’ai fait cela parce que je savais qu’elle allait pouvoir y trouver des réponses. Mais était-ce vraiment le Fraile qui m’a fait parler ?

Je m’en étais effectivement un peu éloigné…
Le Fraile, frailing…

Connaissez-vous LE principe du Frailing qui est le principe central du Transurfing : « Renoncez à votre intention de recevoir, remplacez-la par l’intention de donner et vous recevrez ce à quoi vous avez renoncé » ?

mains cadeau4

La prise de conscience a été rapide sur cet épisode et elle m’a surtout permis de mettre à jour l’élément qui me gênait sans le savoir : non pas que donner me gêne. Ceux qui me connaissent et me côtoient connaissent aussi ma générosité. Et pourtant, dans cet expérience, quelque chose a comme dérapé.
Et c’est tant mieux !

 

Laissez-moi vous dire pourquoi…

Il y a plusieurs niveaux de perception d’un même mot, d’une même phrase. Notre neurologie et le fonctionnement de notre cerveau nous permet d’élaborer plusieurs niveaux de pensées, de même que nous pouvons construire de manière assez simple différents niveaux d’émotions.

Ce que notre cerveau reçoit, il le classe selon différents niveaux logiques (schéma ci-dessous) auquel l’individu peut avoir accès. Toutefois les niveaux les plus élevés sont aussi les niveaux les moins conscients.

nivologics03stLe principe du Frailing nous dit « Renoncez à l’intention d’obtenir, remplacez-la par l’intention de donner et vous recevrez ce à quoi vous avez renoncé ».

Un niveau de compréhension pourrait nous amener à penser que donner est possible seulement dans certains contextes, un autre que c’est la « bonne » façon de faire, un autre que « pour obtenir quelque chose je dois y renoncer », créant ainsi un paradoxe.

Or , un paradoxe pose toujours un problème à notre cerveau qui se trouve dans la situation de devoir choisir un niveau de classement de l’information. qui, heureusement peut évoluer dans le temps (pour ça, c’est vrai qu’il faut l’aider un peu  )

Que se passe-t-il le plus souvent ?

6a00d8341c609053ef0112790c4f2028a4-800wiLe cerveau fait un choix. Il choisit un niveau logique de classement et il le fait « malgré soi » en fonction de ses filtres intérieurs. Notre façon de percevoir la vie et d’utiliser nos aptitudes y est aussi pour beaucoup.
Par ailleurs, notre société nous stimule énormément sur le « comment faire les choses ». C’est alors le niveau de la stratégie qui est choisit (voir le schéma ci-dessus). Le principe du Frailing devient donc dans ce cas une stratégie mentale.
Or, quand « renoncer » à quelque chose devient une stratégie mentale pour l’ »obtenir », la personne peut y renoncer physiquement, émotionnellement, mentalement (intellectuellement) et/ou   spirituellement (dans le cœur). Afin de suivre la stratégie « qui marche ».
Mais cela n’aura pas forcément de profondeur réelle. La stratégie ne fonctionnera tout simplement pas , ou ne sera pas stable dans le temps car « la coupure » avec soi finit par être coûteuse tant sur le plan physiologique que sur le plan psychologique.

La personne utilisant cette stratégie pourra alors se raconter de bien belles histoires dans sa tête et se bercer d’illusions en se coupant de certains de ses ressentis corporels ou émotionnels, en avançant avant tout dans un processus de pensée logique (et implacable), en oubliant de s’accorder à son âme…

Voilà ce qui me gênait dans ce principe : la possibilité qu’il devienne une stratégie mentale, un miroir aux alouettes, une supercherie !

Pourtant ce principe du Frailing est vraiment magnifique ! et pour le comprendre, attardons-nous un peu sur la notion de renoncement. C’est quoi au juste le renoncement ?

 

Dans le dico j’ai trouvé 2 définitions intéressantes :

  • Action de renoncer à quelque chose, de cesser de rechercher ce à quoi on tenait, de s’en détacher : Renoncement aux honneurs.
  • Action de se priver de toute satisfaction personnelle ou égoïste, de s’oublier soi-même : Mener une vie de renoncement.

Ailleurs j’ai lu que  « Le renoncement ne signifie pas l’ascétisme austère, c’est plutôt un état d’esprit. Renoncer c’est lâcher prise, cela apporte la liberté, la paix et nous permet d’être totalement ouverts. » Extraits de discours de différents auteurs, Traduits par Vipassanasangha

 « Faire, avoir, devenir sont des distractions qui nous tiennent éloignés de l’essence de la vie et nous conduisent à nous attacher. » Le renoncement devient alors ce que l’on appelle plus communément le « lâcher-prise ». Et c’est justement ce renoncement qui permet de progresser.

Renoncer à l’intention d’obtenir n’est donc pas une stratégie mentale, mais plutôt un état d’esprit, un état d’être qui se situe partout à l’intérieur de la personne, principalement dans le cœur…

Dans mes diverses expériences de vie, j’ai pu effectivement observer que lorsque je suis « dans le cœur », dans l’instant présent, dans l’ici et maintenant, mes « attachements » sont moindres, voire même totalement absents. Il est alors très facile de renoncer à l’intention d’obtenir. Plus honnêtement, l’intention d’obtenir est tout bonnement absente. Et à sa place, très spontanément nait l’intention de donner qui génère l’action.

Il suffit que le mental revienne et s’attache à une pensée, un évènement, passé ou futur et c’est tout un édifice patiemment construit qui s’effondre !

Ainsi pour vivre complètement le Frailing dont parle Vadim Zeland , point de prévision, de planification, d’objet ou de pensées auxquels s’attacher, mais juste un « ici et maintenant » à mettre au cœur de son existence.

La méditation de pleine conscience, le Quantum Entrainment, ou toute autre « technique » qui vous va bien devient alors la « source » du Frailing. Une source beaucoup plus sûre que la seule source mentale qui fait de ce très beau principe, une stratégie mentale dénuée de son sens et de sa résonance… quantique.

Avec le Transurfing de la réalité, Vadim Zeland nous invite donc à vivre pleinement en suivant plusieurs étapes pour chacun de nos attachements :PAA365000002

1 – renoncer à l’intention de recevoir ce à quoi on tient (source d’importances)

2 – remplacer cette intention par celle du don de soi à l’autre – la notion de partage, d’échange devient alors très forte. On est vraiment dans un état d’esprit et dans une vision particulière de l’existence.

3 – Mais n’oublions pas que pour recevoir ce à quoi nous avons renoncé, il est d’abord nécessaire d’avoir atteint les deux premières étapes

Et pour que la magie opère, l’instant présent, la confiance en l’Univers et la joie dans le cœur sont des composantes essentielles après l’Amour et le Don.

Simplement parce que le Frailing ce n’est pas un « comment faire », c’est un  « comment être »  qui conduit à la vision de qui nous sommes vraiment !

Joyeux frailing à tous !


doute

Gardez le Cap !

Peu importe là où vous en êtes dans votre pratique ou votre maîtrise du Transurfing, il y a parfois un moment où le doute survient…

C’est probablement que vous avez loupé une marche, quelque part dans le processus d’accès au but.

Moi, le doute, j’aime bien quand il se présente. Il est vraiment le signal que mon mental est à fond dans la recherche du contrôle de la situation. Le doute c’est pour moi l’appel du mental à reprendre les rennes du guidage de la vie. Bien sur je parle du doute qui se situe sur la partie haute du corps (le cou, la tête). Si le doute est plus diffus et surtout s’il se situe du côté du plexus ce n’est plus du doute, c’est autre chose qui peut se ressentir comme un « malaise diffus » ça, c’est la « mélancolie de l’âme »… Cela dit, dans un cas comme dans l’autre, il est vraiment utile de s’attarder sur ce ressenti du doute, en se rappelant bien que le mental ne sait pas guider… Il sait agir. Tandis que l’âme ne sait pas agir, mais elle sait guider.

Alors à quoi le doute peut-il bien servir si ce n’est à nous alerter sur une action manquante, imparfaite, inachevée ou que sais-je ?

Oui, s’il existe une « mélancolie de l’âme », un appel à ressentir que nous ne sommes pas tout à fait à notre place, il existe aussi une « mélancolie du mental » qui nous rappelle que pour être dans l’état de bonheur et d’abondance, il y a une action particulière qui demande à être menée d’une façon spéciale…

Et qu’il soit l’expression du mental (sensations du doute situées vers la tête) ou de l’âme (sensation de malaise plus ou moins diffus du côté du plexus ou du ventre), il nous invite à :

– effectuer un lâcher-prise ?

– terminer une action en suspend  ?

– entreprendre une action spécifique ?…

Le doute, tout comme l’ensemble de nos pensées-émotions, mérite une attention particulière pour l’utiliser de manière positive.

Mode d’emploi du doute :

  • geolocalisation-france1 – le repérer à l’intérieur de soi : où se situe-t-il ? Plutôt tête ou plutôt plexus ?comment s’exprime-t-il ? de façon précise et rationnelle ou au contraire de manière floue et diffuse ?

 

 

  • accueillir2 – l’accueillir : on parle beaucoup du pardon comme d’un acte libérateur. J’attire votre attention sur la notion d’accueil. Accueillir est un acte symbolique merveilleux quand il est mené avec sincérité. Accueillir c’est reconnaître ce qui se passe, c’est aussi « souhaiter la bienvenue » et en cela c’est un acte bien différent que celui de « rejeter » ce qui dérange. Accueillir c’est enfin ouvrir sa porte intérieur et s’ouvrir à ce que peut apporter ce nouvel arrivant. Démarche symbolique donc, qu’il convient d’adopter pour beaucoup de ces choses qui nous dérangent. Je l’ai même testé avec de beaux résultats sur des douleurs physiques et psychiques d’intensité importante.

 

  • message3 – Identifier le message du doute… que vient-il vous apprendre ou vous rappeler ? laissez monter les pensées, les images, les émotions… Laissez votre esprit s’emballer, revenez doucement sur votre doute, puis laissez-vous à nouveau emporter… puis revenez doucement au doute… et laissez-le à nouveau vous emporter vers le large… et dès qu’il a pris son aise, resserrez votre pensée sur lui s’il est dans la tête, ou resserrez votre focalisation sur vos ressentis s’il est dans le corps … jusqu’à ce qu’il capitule, jusqu’à le fatiguer et lui permettre de se livrer enfin à vous, tel un poisson d’argent, prêt à vous servir de repas succulent… Car le doute est un met de la plus grande finesse. Seul le doute peut vous permettre de garder le cap dans la tempête. C’est grâce à lui que les actions des hommes frisent la perfection et l’atteignent.

 

  • Merci4 – Remercier votre doute pour tout ce qu’il  vous apporte ici et maintenant et aussi pour demain et tous les autres jours de votre vie.

 

 

 

Si vous avez envie d’essayer cette « anti-méthode », et qu’elle vous apporte quelque chose de spécial, alors pensez à laisser un commentaire sous cet article. D’ailleurs le doute ne concerne pas que la pratique du Transurfing, il concerne toute activité humaine…
Si vous aussi vous avez envie de vivre cette  anti-méthode de l’intérieur lors d’un atelier ou d’un workshop… suivez l’actualité de Surfe la Vie en vous abonnant à la newsletter en haut de cette page.

A bientôt dans le secteur de l’espace des variantes qui s’appelle La Confiance 😉

Et rejoignez votre flot, votre courant, celui de votre Être

Et rejoignez votre flot, votre courant, celui de votre Être

 

 

 


Mère et son enfant Cristina Rodriguez

Estime-toi et la Vie t’aimera…

L’estime de soi est une notion dont on entend parler de plus en plus. Surtout depuis que l’OMS (organisation  mondiale de la Santé) s’en est saisie en posant l’idée qu’elle est au cœur de la relation à la santé…

En effet, plus on s’estime et plus on accorde de la valeur à sa santé physique et psychologique, plus on agit dans l’idée de maintenir cette santé, plus on se situe sur le registre de la prévention…

Mes premières conférences sur le sujet datent de 2007 et je n’ai pas attendu l’OMS pour comprendre à quel point l’estime de soi est une dynamique essentielle pour chacun d’entre nous.

Bien sur les livres de Christophe André et François Lelord m’ont apporté beaucoup d’information utiles, mais ce qui me plait le plus, à moi, c’est la pratique. Lire c’est bien, ça fait avancer nos pensées (notre mental), ça peut provoquer de beaux déclics (prises de conscience), mais ça ne produira jamais un changement notoire, où seul un entrainement peut apporter des modifications essentielles.

LestimedesoiL’Estime de soi est une dynamique (en mouvement) qui évolue toute la vie et qui varie en fonction de plusieurs paramètres tant internes pour la personne qu’externe (relatif à son environnement et à la façon dont elle le perçoit).

Cette dynamique est basée sur la façon dont on appréhende ce qui se présente à soi. Or cette façon d’appréhender cette réalité est intimement liée à la façon dont on apprend à se comporter face à un élément ressenti à l’intérieur de soi qui nous informe sur ce qui se passe à l’extérieur de soi. Pour faire court, l’Estime de soi est directement liée à notre capacité d’apprentissage mais surtout à nos stratégies d’apprentissage. Or ces stratégies, nous les apprenons à une époque où « apprendre » n’est pas notre priorité, mais plutôt un « mode de vie ».

Lorsque nous sommes petits, notre cerveau est en plein développement et nous passons nos journées à « apprendre ». A cet âge là on dit « jouer » ;-) Ce n’est que vers 7 ans que le jeu tend à perdre sa place centrale. L’enfant se décentre un peu et commence à considérer différemment ce qui l’entoure.

Pourtant c’est bien dans cette dynamique de plaisir (ou de déplaisir !) que se forge peu à peu notre relation à l’apprentissage, et donc à notre façon de réagir quand se présente à nous la nouveauté, le changement.

Je visionnais il y a peu une conférence de Céline Alvarez sur les mécanismes d’apprentissage chez l’enfant en s’appuyant sur l’expérience d’une classe maternelle Montessori sur une ZEP à Gennevilliers. Je retiens plusieurs choses de cette expérience magnifique avec de jeunes enfants et ce que nous en dit cette conférence :

Apprendre (c’est-à-dire intégrer dans sa façon d’être et dans sa maîtrise) nécessite 4 postures :

  • l’attention
  • l’engagement actif
  • le retour immédiat d’information
  • la consolidation

Ainsi lorsque nous sommes face à la nouveauté nous pouvons être attentif ou non… Si nous voulons nous estimer davantage, nous pouvons choisir d’être attentif (ou non) à au moins une chose sur laquelle nous aimerions progresser.

Puis lorsque nous avons choisi ce sur quoi nous voulons nous améliorer dans l’estime que nous avons de nous-même, il est nécessaire de s’y engager activement, être « dedans », agir.

Car c’est uniquement l’action qui va permettre d’avoir ce retour d’information essentielle qui va permettre d’apprendre. L’échec est alors une partie intégrante du processus et non pas une « sanction ». L’échec vient juste mettre en évidence que quelque chose n’a pas été bien compris.

Et pour que le cette chose soit comprise et maîtrisée il est nécessaire de consolider, c’est-à-dire refaire et refaire, s’entraîner, encore et encore jusqu’à ce que la maîtrise soit satisfaisante pour celui apprend.

J’ai bien aimé la réflexion que m’a faite un médecin récemment  au sujet justement du « travail scolaire ». Il ne s’agit pas tant de travailler que de passer du temps.

Ce qui se fait avec lui, le temps respecte. ce qui se fait sans lui, le temps l’oublie

 Autrement dit, prendre du temps pour (ré)apprendre à s’estimer dans les domaines de la vie où ce n’est pas le cas, ça demande du temps, tout autant qu’un retour immédiat d’information – la vie est notre miroir et nous pouvons compter sur elle pour nous montrer tout ce qui, en nous, n’est pas encore au point – qui ne peut avoir lieu que lorsque l’on s’implique totalement dans le fait d’apprendre, parce que l’on a choisit d’apprendre ou de ré-apprendre à s’estimer.

Mère et son enfant Cristina RodriguezAinsi pour tous nos apprentissages dans le fait de

  • s’aimer inconditionnellement,
  • avoir une vision de soi claire et juste (ses talents, ses ressources et aussi ses limites)
  • avoir confiance en soi et dans la vie

La vie elle-même nous remercie et nous aime en nous faisant des cadeaux au-delà de nos espérances.

Apprendre ou ré-apprendre l’estime de soi c’est tout simplement se donner toutes les chances d’être AVEC et DANS le courant des variantes et de pouvoir plus facilement changer de ligne de vie pour atteindre le but que la vie elle-même souhaite nous offrir.

Le but est le chemin.

Très beau chemin à tous sur les routes de vos apprentissages.

Pour ma part, on est mercredi et je retourne à ce qui me fait grandir chaque jour : être avec mes enfants !

Et pour ceux que cela intéresse : Céline Alvarez et une école centrée sur les enfants : Pour une refondation de l’école


Copie_de_Rafthydro_dranse_aout07_077

But et courant des variantes : une leçon de Lâcher-prise !

Alors que j’animais mon second workshop. Nous voguions vers l’accord de l’âme, de l’esprit et de l’intention et ce voyage commençait à bousculer un peu les participants. Alors que nous étions à l’affut du moindre mouvement indiquant qui était « aux commandes » (âme ou esprit), et que j’insistais sur la nécessité de la détente du corps et du calme de l’esprit, j’ai évoqué la notion de lâcher-prise.

Évident pour certains, super compliqué pour d’autres, le lâcher-prise est une notion qui est avant tout à « vivre »… Oui mais comment transcrire ce qu’est le « lâcher-prise » en termes sensoriels et sous forme de pensée… ?

Soudain,  les images et les sensations corporelles d’une expérience me sont revenues en mémoire. Et j’ai eu envie de partager ce récit avec vous. Plongez, vous aussi, dans l’expérience…

Il y a de cela plusieurs années maintenant,  j’avais décidé de faire une première descente en rafting pour tenter l’expérience. La région de Samoëns voit passer un magnifique torrent alpin, le Giffre qui serpente et propose une très belle « balade dans un cadre magique, pimentée par le passage des gorges des Tines, profond canyon« . Habillé pour l’occasion et averti des consignes de sécurité en cas de plongeon forcé, notre groupe d’aventuriers embarque à bord d’un raft. La balade se déroule agréablement et sans encombre jusqu’aux gorges.

Apprenez à lâcher certaines importances...

Apprenez à lâcher certaines importances…

A l’approche du passage « technique », le raft est soudain propulsé par le courant vers les rocher bordant  le canyon. Puis le courant nous submerge complètement. Arrimés au raft avec les pieds calés dans les cordages, nous subissons l’embardée sans véritable grand dommage, mais avec suffisamment d’émotions pour une entrée en matière ! Le courant s’apaise un peu. Nous reprenons tant bien que mal nos places, assis sur les bords du raft. Pour me rasseoir, j’avais libéré mes pieds pour reprendre appui avant d’enjamber le rebord, pour une meilleure stabilité. La descente ne faisait que commencer et ce petit passage promettait quelques belles réjouissances ! C’est à cet instant précis que la vie a décidé de m’apprendre… le lâcher-prise !

Quelques rochers dans le fond du torrent, et c’est un mouvement d’eau inattendu (pour moi !) qui fait faire une nouvelle embardée au raft. Mais cette fois je suis sans attache, mouillée et glissante. Le plongeon est inévitable !

SAISIE ! Je ne savais pas vraiment (dans mes cellules) ce que voulait dire ce mot. Là, dans l’instant, je comprend la pertinence de son sens ! Chacune de mes cellules est comme figée instantanément par l’eau glacée du torrent. Je voudrais parler, juste dire « c’est froid » – simple constat – mais mon cerveau aussi est comme gelé et son activité se limite à me maintenir en vie, pas d’énergie pour la parole !

Je suis submergée par les eaux agitées du torrent, je ne sais plus si ma tête est hors de l’eau ou pas. Je ne sais pas dans quel sens je suis. Ce que je sais ?  il y a un courant puissant qui m’entraîne.
Réflexe de survie, les consignes de sécurité me reviennent : rentrer la tête dans les genoux pour la protéger, faire le dos ronds, et ne pas résister juste se laisser emporter… l’eau va se calmer et me déposera à ce moment là…

Ouch ! ne pas nager ! Juste faire le gros dos et attendre que ça passe… Je ne sais pas combien de temps ça dure. C’est long ! Il fait toujours aussi froid et je n’ai qu’un but, un but ultime : vivre !
Mais je n’y pense plus. Je suis toute attentive à faire le dos rond et à cramponner mes genoux pour que ma tête reste calée… Là, au milieu de ce tambour de machine à laver infernal, je me surprend à sourire. Je ne sais pas si je respire, je suppose que oui, mon cerveau s’en occupe, et moi… je souris de l’intérieur… je suis toujours en vie ! Instantanément ce constat me fait ressentir une confiance sereine. Les eaux du torrent continuent de me chahuter comme un brin de paille. Je glisse, roule, sous l’eau, au ras de l’eau, replonge, la tête en bas, puis en arrière cette fois, je perd complètement mes repères. Mon gyroscope interne est hors service !

Et puis soudain, tout se calme, l’eau menaçante et violente tout à l’heure se fait douce et accueillante à présent, même si l’eau reste très froide ! D’ailleurs elle est encore plus froide maintenant qu’elle est calme !

Je me sens désorientée, je ne sais vraiment pas où je suis. Mais je suis en vie et… heureuse, toujours ???! Je me hisse tant bien que mal sur la rive. Le soleil me chauffe les bras, les jambes aussi… il doit être à peu près midi… je crois que je m’endors…

Les battements de mon cœur se calment eux aussi. Avec le bruit de l’eau, je ne les entendais pas, mais là j’ai l’impression que mon cœur est « partout » ! Comme s’il s’évertuait à calmer chacune de mes cellules, une à une, patiemment…

Je distingue des voix. On m’appelle, on vient me chercher… je me sens bien… et éreintée !

Mais quelle aventure fantastique !!! Là, maintenant, je suis aussi heureuse qu’à ce moment là ! Et plus encore parce que je viens de revivre intégralement ma plus forte expérience de lâcher-prise en la partageant avec vous.

Quand cet épisode m’est revenu en mémoire ce week-end, je n’ai pu m’empêcher de constater que Transurfing a des communs avec le rafting… Décryptage.

Depuis que nous sommes enfants, nous sommes éduqués à « prendre les choses en main ». On nous apprend à agir et à faire. Au point que ceux qui « ne font pas », ou « font peu » sont taxés de qualificatifs peu avantageux tels que « faignant comme une couleuvre », « paresseux », et autres « cancres, flâneurs, flemmards, indolents inertes ou encore tire-au-flan… »

Oui, je sais tout ça est un peu extrême, tout comme le rafting non ?

Nous apprend-on seulement à « être » ? Pas que je sache. En tout cas, moi j’ai du apprendre ! Ou plutôt ré-apprendre !

J’aime le Transurfing parce qu’il nous (ré)apprend à vivre dans le courant des variantes.

un-petit-torrent-a-fort-debit.73784

Tout pareil au torrent alpin dont je vous parlais plus haut, l’espace des variantes est baigné par le courant de la vie. Un courant rapide par endroit, plus lent par d’autres, traversant d’étroits canyons et coulant sur une largeur impressionnante à certains de ses passages avec des passages violents, et d’autres, plus doux…

On nous apprend à ramer, à pagayer, à nager, à se servir du courant éventuellement mais certainement pas à être dans le courant, avec le courant. Nous passons donc une bonne partie de notre vie à nous épuiser à « faire » pour atteindre un but… On ne nous apprend pas à regarder si ce but est dans le sens du courant ou pas.

On ne nous apprend pas non plus à regarder notre carte intérieure pour vérifier si chacune de nos cellules est OK! pour « remonter le courant » et atteindre ce but. Ici-bas, il « faut contrôler, maîtriser ». On ne nous apprend pas à nous laisser porter par le courant.

Pourtant être avec le courant, être dans le courant, c’est bien ce qui est le moins gourmand en énergie !

Mon expérience du courant du Giffre me permet de l’affirmer ! Mon corps avait déjà bien assez à faire avec ma survie immédiate. Tout comme je ne me suis pas « donné » le but de survivre. Ce but a été « spontané », c’était une évidence ! Et croyez-vous que j’ai pris le temps de penser à tout ce que j’allais mettre en place pour me retrouver dans des eaux plus calmes ? Croyez-vous sincèrement que je me suis préoccupée du « comment j’allais m’en sortir » ? Bien sur que non. Je n’ai eu qu’à suivre de mon mieux les consignes de sécurité et à faire confiance à la Vie qui trouve toujours un chemin dès qu’on lui en laisse la possibilité… En lui opposant le moins de résistance possible.

J’aurais pu mourir. Ma tête et mon corps auraient pu heurter plusieurs roches du fond du torrent ou des bords du canyon, un de mes camarades aurait pu me donner un coup de rame sur la tête pour mieux m’aider…

Au lieu de cela, je suis devant mon clavier à vous raconter comment la Vie prend soin de nous dès que nous le lui permettons, dès que nous lui faisons confiance. Dès que notre but ultime s’inscrit dans le sens du courant de la Vie.

 

Et je suis certaine que vous aussi vous avez au moins une expérience dans votre vie, aussi porteuse d’apprentissage utile pour surfer à travers la réalité et atteindre votre but.

Alors, là, de vous à moi, maintenant, quel est votre but ? Est-il en accord avec le courant de la vie, le courant de l’espace des variantes ? Et qu’est-ce qui vous permet de le dire ?

Si c’est le cas, je vous souhaite une très belle « descente » du courant.

raft

Mais si vous constatez que votre but vous donne du fil à retordre, alors il est peut-être tant de changer de but et de lui attribuer un cliché à la manière qui vous convient le mieux…

C’est ce que je vous propose d’initier lors du Workshop sur le « But de votre Être »
réservez en suivant ce lien

Merci à : http://www.tignes.nethttp://yellowrafting.com – http://www.alpes-rafting.com pour les photos