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But et courant des variantes : une leçon de Lâcher-prise !

Alors que j’animais mon second workshop. Nous voguions vers l’accord de l’âme, de l’esprit et de l’intention et ce voyage commençait à bousculer un peu les participants. Alors que nous étions à l’affut du moindre mouvement indiquant qui était « aux commandes » (âme ou esprit), et que j’insistais sur la nécessité de la détente du corps et du calme de l’esprit, j’ai évoqué la notion de lâcher-prise.

Évident pour certains, super compliqué pour d’autres, le lâcher-prise est une notion qui est avant tout à « vivre »… Oui mais comment transcrire ce qu’est le « lâcher-prise » en termes sensoriels et sous forme de pensée… ?

Soudain,  les images et les sensations corporelles d’une expérience me sont revenues en mémoire. Et j’ai eu envie de partager ce récit avec vous. Plongez, vous aussi, dans l’expérience…

Il y a de cela plusieurs années maintenant,  j’avais décidé de faire une première descente en rafting pour tenter l’expérience. La région de Samoëns voit passer un magnifique torrent alpin, le Giffre qui serpente et propose une très belle « balade dans un cadre magique, pimentée par le passage des gorges des Tines, profond canyon« . Habillé pour l’occasion et averti des consignes de sécurité en cas de plongeon forcé, notre groupe d’aventuriers embarque à bord d’un raft. La balade se déroule agréablement et sans encombre jusqu’aux gorges.

Apprenez à lâcher certaines importances...

Apprenez à lâcher certaines importances…

A l’approche du passage « technique », le raft est soudain propulsé par le courant vers les rocher bordant  le canyon. Puis le courant nous submerge complètement. Arrimés au raft avec les pieds calés dans les cordages, nous subissons l’embardée sans véritable grand dommage, mais avec suffisamment d’émotions pour une entrée en matière ! Le courant s’apaise un peu. Nous reprenons tant bien que mal nos places, assis sur les bords du raft. Pour me rasseoir, j’avais libéré mes pieds pour reprendre appui avant d’enjamber le rebord, pour une meilleure stabilité. La descente ne faisait que commencer et ce petit passage promettait quelques belles réjouissances ! C’est à cet instant précis que la vie a décidé de m’apprendre… le lâcher-prise !

Quelques rochers dans le fond du torrent, et c’est un mouvement d’eau inattendu (pour moi !) qui fait faire une nouvelle embardée au raft. Mais cette fois je suis sans attache, mouillée et glissante. Le plongeon est inévitable !

SAISIE ! Je ne savais pas vraiment (dans mes cellules) ce que voulait dire ce mot. Là, dans l’instant, je comprend la pertinence de son sens ! Chacune de mes cellules est comme figée instantanément par l’eau glacée du torrent. Je voudrais parler, juste dire « c’est froid » – simple constat – mais mon cerveau aussi est comme gelé et son activité se limite à me maintenir en vie, pas d’énergie pour la parole !

Je suis submergée par les eaux agitées du torrent, je ne sais plus si ma tête est hors de l’eau ou pas. Je ne sais pas dans quel sens je suis. Ce que je sais ?  il y a un courant puissant qui m’entraîne.
Réflexe de survie, les consignes de sécurité me reviennent : rentrer la tête dans les genoux pour la protéger, faire le dos ronds, et ne pas résister juste se laisser emporter… l’eau va se calmer et me déposera à ce moment là…

Ouch ! ne pas nager ! Juste faire le gros dos et attendre que ça passe… Je ne sais pas combien de temps ça dure. C’est long ! Il fait toujours aussi froid et je n’ai qu’un but, un but ultime : vivre !
Mais je n’y pense plus. Je suis toute attentive à faire le dos rond et à cramponner mes genoux pour que ma tête reste calée… Là, au milieu de ce tambour de machine à laver infernal, je me surprend à sourire. Je ne sais pas si je respire, je suppose que oui, mon cerveau s’en occupe, et moi… je souris de l’intérieur… je suis toujours en vie ! Instantanément ce constat me fait ressentir une confiance sereine. Les eaux du torrent continuent de me chahuter comme un brin de paille. Je glisse, roule, sous l’eau, au ras de l’eau, replonge, la tête en bas, puis en arrière cette fois, je perd complètement mes repères. Mon gyroscope interne est hors service !

Et puis soudain, tout se calme, l’eau menaçante et violente tout à l’heure se fait douce et accueillante à présent, même si l’eau reste très froide ! D’ailleurs elle est encore plus froide maintenant qu’elle est calme !

Je me sens désorientée, je ne sais vraiment pas où je suis. Mais je suis en vie et… heureuse, toujours ???! Je me hisse tant bien que mal sur la rive. Le soleil me chauffe les bras, les jambes aussi… il doit être à peu près midi… je crois que je m’endors…

Les battements de mon cœur se calment eux aussi. Avec le bruit de l’eau, je ne les entendais pas, mais là j’ai l’impression que mon cœur est « partout » ! Comme s’il s’évertuait à calmer chacune de mes cellules, une à une, patiemment…

Je distingue des voix. On m’appelle, on vient me chercher… je me sens bien… et éreintée !

Mais quelle aventure fantastique !!! Là, maintenant, je suis aussi heureuse qu’à ce moment là ! Et plus encore parce que je viens de revivre intégralement ma plus forte expérience de lâcher-prise en la partageant avec vous.

Quand cet épisode m’est revenu en mémoire ce week-end, je n’ai pu m’empêcher de constater que Transurfing a des communs avec le rafting… Décryptage.

Depuis que nous sommes enfants, nous sommes éduqués à « prendre les choses en main ». On nous apprend à agir et à faire. Au point que ceux qui « ne font pas », ou « font peu » sont taxés de qualificatifs peu avantageux tels que « faignant comme une couleuvre », « paresseux », et autres « cancres, flâneurs, flemmards, indolents inertes ou encore tire-au-flan… »

Oui, je sais tout ça est un peu extrême, tout comme le rafting non ?

Nous apprend-on seulement à « être » ? Pas que je sache. En tout cas, moi j’ai du apprendre ! Ou plutôt ré-apprendre !

J’aime le Transurfing parce qu’il nous (ré)apprend à vivre dans le courant des variantes.

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Tout pareil au torrent alpin dont je vous parlais plus haut, l’espace des variantes est baigné par le courant de la vie. Un courant rapide par endroit, plus lent par d’autres, traversant d’étroits canyons et coulant sur une largeur impressionnante à certains de ses passages avec des passages violents, et d’autres, plus doux…

On nous apprend à ramer, à pagayer, à nager, à se servir du courant éventuellement mais certainement pas à être dans le courant, avec le courant. Nous passons donc une bonne partie de notre vie à nous épuiser à « faire » pour atteindre un but… On ne nous apprend pas à regarder si ce but est dans le sens du courant ou pas.

On ne nous apprend pas non plus à regarder notre carte intérieure pour vérifier si chacune de nos cellules est OK! pour « remonter le courant » et atteindre ce but. Ici-bas, il « faut contrôler, maîtriser ». On ne nous apprend pas à nous laisser porter par le courant.

Pourtant être avec le courant, être dans le courant, c’est bien ce qui est le moins gourmand en énergie !

Mon expérience du courant du Giffre me permet de l’affirmer ! Mon corps avait déjà bien assez à faire avec ma survie immédiate. Tout comme je ne me suis pas « donné » le but de survivre. Ce but a été « spontané », c’était une évidence ! Et croyez-vous que j’ai pris le temps de penser à tout ce que j’allais mettre en place pour me retrouver dans des eaux plus calmes ? Croyez-vous sincèrement que je me suis préoccupée du « comment j’allais m’en sortir » ? Bien sur que non. Je n’ai eu qu’à suivre de mon mieux les consignes de sécurité et à faire confiance à la Vie qui trouve toujours un chemin dès qu’on lui en laisse la possibilité… En lui opposant le moins de résistance possible.

J’aurais pu mourir. Ma tête et mon corps auraient pu heurter plusieurs roches du fond du torrent ou des bords du canyon, un de mes camarades aurait pu me donner un coup de rame sur la tête pour mieux m’aider…

Au lieu de cela, je suis devant mon clavier à vous raconter comment la Vie prend soin de nous dès que nous le lui permettons, dès que nous lui faisons confiance. Dès que notre but ultime s’inscrit dans le sens du courant de la Vie.

 

Et je suis certaine que vous aussi vous avez au moins une expérience dans votre vie, aussi porteuse d’apprentissage utile pour surfer à travers la réalité et atteindre votre but.

Alors, là, de vous à moi, maintenant, quel est votre but ? Est-il en accord avec le courant de la vie, le courant de l’espace des variantes ? Et qu’est-ce qui vous permet de le dire ?

Si c’est le cas, je vous souhaite une très belle « descente » du courant.

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Mais si vous constatez que votre but vous donne du fil à retordre, alors il est peut-être tant de changer de but et de lui attribuer un cliché à la manière qui vous convient le mieux…

C’est ce que je vous propose d’initier lors du Workshop sur le « But de votre Être »
réservez en suivant ce lien

Merci à : http://www.tignes.nethttp://yellowrafting.com – http://www.alpes-rafting.com pour les photos


pomme ciel

Créer sa réalité au quotidien… oui mais comment ?

C’est bien de cela dont parle Vadim Zeland tout au long des 14 livres qu’il a écrit à ce jour au sujet du Transurfing. Ici, en France, seulement 5 nous sont parvenus. En Russie, voilà 10 ans que le Transurfing de la réalité continue sa progression pour permettre à chacun « contrôler sa réalité ». Je préfère utiliser un synonyme  : il s’agit plutôt de guider sa vie réelle. Guider sa réalité vers l’endroit où l’on souhaite la vivre.

Faire tomber les pommes dans le ciel

Voilà donc la belle affaire : contrôler la réalité. Faire en sorte que la réalité souhaitée soit celle qui se matérialise dans notre existence et en quelque sorte faire de nous des dieux…

Il y a là-dedans quelque chose de fort tentant et de déroutant à la fois…

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