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Renoncez à l’intention d’obtenir…

Et vous recevrez ce à quoi vous avez renoncé.

Oui, sans doute… Mais ce principe du Transurfing de la Réalité c’est un peu comme le lâcher-prise : on sait que c’est ce qu’il faut faire, on imagine ce que ça va nous apporter et pourtant on n’y parvient que très occasionnellement.
Difficile alors de faire de jolis progrès dans nos parcours de surfeurs de vie.

Et pourtant…

Dans un article précédent j’expliquais les quelques écueils à éviter pour que ce principe fonctionne et une sorte de mode d’emploi de ce principe (voir l’article « Le frailing, une vision du cœur ? ).

Pour autant mes récentes expériences me portent vers quelques précisions utiles concernant l’art du renoncement…

1 – Renoncer est un choix !

Quand on veut très fort quelque chose, y renoncer c’est avant tout… IM-PO-SSIBLE !!! alors comment faire ?

Imaginons que je veuille très fort la voiture de mes rêves… Tiens, celle-ci par exemple…

mini_cooper_s_cabrio_surfer_by_pablete-d30kfi1Devoir y renoncer implique un choix : celui de lâcher toutes les importances liées à l’idée d’avoir cette voiture-là !

A partir du moment où je vais vouloir y renoncer, mon mental (la partie qui pense et qui se la raconte) va se rappeler à mon bon souvenir ! Et là, plusieurs questions vont venir me persécuter… Comme par exemple « pourquoi y renoncer si tu la veux vraiment ? » Ou à l’opposé « C’est vraiment cette voiture que tu veux ? Tu vas en faire quoi ? » et toutes les questions qui peuvent se situer entre ces deux extrêmes… Sans oublier les peurs, celle de ne pas avoir cette voiture, de passer à côté, de l’avoir, de ne pas la mériter, que ce soit trop facile de l’obtenir… Blablabla blabla blabla !

Renoncer dans ces conditions ne parait pas bien facile.

L’astuce : choisir simplement de renoncer et se concentrer sur ce choix en sachant que choisir de renoncer n’est pas encore renoncer ! C’est juste choisir de le faire ! Vous suivez ?
Bref, je me dis : « ok, je choisis de renoncer ». Ce qui revient à accepter le simple fait de renoncer, d’entrer dans la sensation du renoncement. La voiture, elle, je n’y pense plus, je la lâche, elle va où elle veut. Mes pensées ne s’y accrochent plus…

A ce stade on prend le mental à son propre piège ! Et là c’est plutôt drôle ! Car si on prend le temps d’être bien clair avec ce choix, fait de cette manière… alors, les résistances commencent déjà à s’affaiblir…
Dans mon cas, je choisis « de choisir de renoncer » !

Allez-y, essayez pour voir et surtout sentir à l’intérieur de vous si des points de tensions disparaissent doucement…

2 – Renoncer oui, mais à quoi ?

Ne comptez-pas toutefois entrer dans le vrai renoncement avec ce subterfuge… Il est nécessaire d’approfondir un peu le travail pour réussir à renoncer.

C’est là qu’il est utile de savoir ce que va m’apporter VRAIMENT ma Mini !

Outre la frime, le sentiment d’appartenance à une petite minorité de personnes, ce qui me rendre intéressante et pourrait me faire aimer par un je-ne-sais-qui bien éloigné de mes valeurs humaines, que va me procurer le fait d’être au volant de cette Mini ???

Ce peut être le simple fait de me sentir « reliée » à cette voiture, de sentir qu’elle est faite pour moi et que je suis faite pour la conduire, elle parce que nos vibrations s’accordent (surtout au moment où le compteur indique ma vitesse naturelle).

Ce peut être aussi (et surtout) la joie, un sentiment de liberté et la légèreté de me trouver au volant de cette voiture. Ok ! Joie, sentiment de liberté et de légèreté… Voilà des mots qui me parlent, qui résonnent agréablement chez moi… Voilà donc ce qui m’attire dans le fait d’avoir cette voiture…

3 – Attention, un choix peut en cacher un autre !

Un autre choix m’attend maintenant ! Vers quoi je vais focaliser mon regard ?

La voiture qui est sensée me procurer de la joie, de la liberté et de la légèreté,  ou bien plus simplement La Joie, La Liberté et La Légèreté ?

Transition délibérée !!! Pour moi aujourd’hui, « y a pas photo » ! Je choisis de me focaliser sur La Joie, La Liberté et La Légèreté en conduisant ! Et peu importe la voiture finalement… scenic 8001

Et alors que ma voiture ressemble plutôt à ça

 

Je vais choisir de me sentir comme si je conduisais celle-là mini2

Dans ces conditions, c’est beaucoup plus facile de renoncer !! Vous ne trouvez pas ?

 

Bien sur je garde en tête l’image de la mini de mes rêves, mais ce n’est pas ce qui va primer à partir de maintenant, non.

Ce qui va me motiver c’est de ressentir de la joie, de la liberté et de la légèreté en conduisant la voiture que j’ai aujourd’hui.

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Car tout est déjà là ! Ma Mini (et la planche de surf qui va avec !) sont déjà en cours de livraison, par l’Intention Externe…

Pourquoi m’inquiéter dans ce cas ?

Mon seul job consiste à être prête à l’accueillir ! Et pour ça, considérer qu’elle est déjà là, dans mon garage, et m’en réjouir, me sentir libre de la sortir ou non, et toute légère à l’idée que je peux en disposer quand je veux 😉 .
Même pas besoin de m’inquiéter de la date de livraison… Les gens de chez MINI savent très bien s’occuper de leurs clients !!!

Alors à vous de jouer …
Et on se raconte tout bientôt ?

 

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Un bon placement

J’en vois d’ici qui attendent déjà quelques bon tuyaux pour que l’argent coule à flot dans leur vie… Ce serait oublier un élément essentiel de Transurfing : l’argent est sur le chemin du but. Ce n’est pas LE but !
Je ne vous parlerai donc pas d’argent ! Enfin pas maintenant…

Mais alors c’est quoi cette histoire de placement ?

J’ai appris de la vie qu’il y a les vagues que l’on prend et celles qu’on ne prend pas. Mais quand on décide d’en prendre une, de grimper sur la vague (du succès ?), alors savoir comment devient utile. C’est ce fameux « comment » que je cherchais au mauvais endroit et au mauvais moment.
Ce « comment »-là ne vient qu’après la conscience du choix et de la responsabilité totale et consciente de prendre ou non la vague qui se présente. C’est une fois que ce choix est fait que connaître l’art du bon placement est nécessaire.

Hier, première session de surf de l’année ! Au passage merci à Surfing Saint-Gilles et à Renaud pour cette découverte passionnante du spot « débutant » de St Gilles Croix de Vie !
Quelle session !!! Du sportif à souhait, de la mousse, de la pluie et une eau… froide et vivifiante ! Un vrai bonheur !

Croped image of a male surfer standing on his surfboard

Une session décisive

Tous ces mois sans surfer (sur de vraies vagues !) ont généré chez moi un manque dont je ne soupçonnais pas l’étendue. Il a suffit d’un souffle (voir l’article précédent) pour que le manque se fasse tangible. Il était tant que je bouge ! C’est fait !

Là, devant les vagues qui déferlent, sous la pluie, je sais que je ne me défilerai pas. J’ai choisi d’être là, de prendre les vagues d’aujourd’hui quel que soit le temps. J’ai encore dans chaque parcelle de mon corps l’empreinte de l’été dernier… avec quelques kilos en moins et quelques séances de musculation douce en plus!  Je ne sais pas comment je vais agir. Ce que je sais c’est que ma motivation est totale.

Je m’échauffe en compagnie d’une petite bande de dauphins plus ou moins expérimentés et sympathiques. J’écoute les conseils de base, je me remémore quelques expériences estivales et malgré le froid qui commence à gagner mes pieds (je n’ai pas de chaussons !) je trépigne d’impatience de me mettre à l’eau. C’est parti !

Le contact avec l’eau est charnel, fusionnel. Il comble mon besoin de me sentir vivante ! Un cri primal presque muet me traverse la gorge. Naissance en pleine conscience.

Je sens la vie couler à flot dans mon corps et partout autour dans cet océan tumultueux. Il est tant pour moi de voir où j’en suis après 5 mois d’abstinence…

Je constate que les gestes reviennent vite. Tout est là. Je retrouve rapidement le chemin des acquis de l’été. Des automatismes sont déjà ancrés. Joie intense !

Les aller-retour entre les vagues et la plage sont nombreux. Je joue à prendre le plus de bonnes vagues possible. Et bonnes ou moins bonnes, elles se suivent de quelques secondes, à peine 9 parfois. Le rythme est épuisant.

Alors vient le moment où mes bras me lâchent.
Tirer le surf pour aller assez loin avec ces vagues devient un travail de Titan qui réclame une force que je n’ai déjà plus. Me hisser sur le board puis ramer pour grimper sur la vague, tout cela vide littéralement mes bras de toute énergie…  Mon corps, lui veut continuer, mon âme aussi. Comme l’été dernier… Réminiscence… Il doit y avoir un moyen de ne pas s’épuiser autant !

Surfer librement et légèrement ? Le conseil arrive à point nommé !

Aller moins loin et donner une impulsion au surf en se glissant dessus (intention interne, petite action dans la matière pour indiquer à l’intention externe le sens de ce que j’attends), juste devant la vague, puis ramer (agir plus fortement, focus sur l’instant)… Et là : Bonheur !
Le mouvement est léger et j’économise énormément d’énergie. La vague « travaille » plus que moi (l’intention externe).  Son énergie me porte et me repose. Je sens que je suis sur la bonne voie. Et pourtant je manque de régularité… J’aimerais mieux maîtriser mes gestes pour passer à l’étape d’après : me lever…

Effectivement une subtilité m’échappe… mais plus pour longtemps !

surf_session_technique-380x494l’art du bon placement !

Nous y voilà ! Je fais une pause sur la plage. C’est le moment d’en apprendre d’avantage !  Le moniteur me guide et m’enseigne son art. « Le surf c’est qu’une question de placement« . Ok ! Alors quel est le meilleur placement pour surfer ?

Ça dépend de soi et de sa planche (son corps, ses émotions, son mental et son âme, et la connaissance et la maîtrise que l’on a de tout ça), mais aussi de la vague choisie (l’évènement qui arrive). C’est une question d’osmose entre ces trois éléments. Tout l’art consiste à choisir la vague, trouver le bon endroit sur la planche pour s’allonger, ramer (coordination de l’intention)
Après il suffit de suivre la vague et de se lever… Syntonisation.

Je repars à l’assaut des vagues. Je les observe. Je les choisis. J’en laisse passer pas mal. Elle se suivent avec une rapidité que je ne peux décidément pas suivre, pas encore. Et puis le moment arrive. Je cherche ma place sur le surf. Je ne sens plus mes pieds (l’eau doit être vraiment froide !) je ne sens pas le bout du surf. Bonne nouvelle ! Je peux faire autrement… Je remarque un petit défaut dans la planche… Rien n’est là par hasard !  Je prends ce « défaut » comme repère. Et ça marche !

Je recommence encore et encore : impulsion, se glisser sur le board, mon menton sur le signe du destin les yeux rivés sur un repère droit devant moi, à l’affut de la moindre sensation (je n’entends pas bien la vague qui arrive, le raffut de l’océan est énorme en fait).  Je rame  et là … SURPRISE !!!

Le surf se hisse sur la vague comme par magie.  Je sens l’alchimie puissante et douce de l’onde qui me porte.
Je décolle au dedans comme au dehors.

Et à nouveau pour moi, le temps s’arrête. Tout est là et je n’ai plus besoin de rien… Le bonheur à l’état brut… Encore trop brut sans doute, mais j’ai besoin de la force et de la puissance de ce bonheur là ! Tout mon être a besoin d’être poussé dans ses derniers retranchement pour déloger les dernières scories d’une vie passée, révolue. Je suis sur la vague comme le jour de ma naissance ! Je VIS et ce n’est plus un cri qui me vient mais un rire profond, issu de la joie de me sentir vibrer à la fréquence de l’eau… Osmose.

Je suis simplement et profondément heureuse… L’heure est venue de me lever et de faire face à tout ce bonheur, enfin !

Derniers conseils, quelques ajustement dans des vagues toujours aussi sportives et … J’y suis presque !

Encore quelques vagues et je sens que je n’aurai pas le temps sur cette session d’aller au bout du mouvement. Je me donne encore quelques minutes de plaisir d’une rare intensité, genou droit sur le surf, pied gauche devant, prête à bondir dans une autre dimension. A un moment je me sens partir pour me tenir debout. La surprise et l’émerveillement sont au rendez-vous. J’en oublie d’aller au bout, de me lever. Je plonge dans l’eau et dans un rire éclaboussé.
Je n’anticipe pas. Je sais. La confiance est totale. la prochaine session est la bonne. Une évidence.

Je suis ivre de joie, shootée au plaisir. La Vie est là, dedans et tout autour. Il y a la pluie aussi, mais qu’importe !

100503_BURKARD_2082Surfer ou transurfer, finalement c’est la même chose !

Quand les vagues de vie se suivent à une allure folle, on ne peut sans doute pas toutes les prendre. mais on peut en saisir certaines, avec un bon placement, une intention puissante et claire. Ce bon placement n’est autre que l’attitude intérieure, la manière dont on accueille la vague, dont on donne l’impulsion avec son corps, son cœur en laissant les pensées au repos. Le mode « automatique » de notre cerveau est nécessaire pour qu’il n’y ait plus que l’intuitif, l’âme, à l’œuvre, pour ajuster, rectifier ce placement.  Tout l’art consiste en fait à s’entraîner encore et encore, à chaque nouvelle vague de vie, à chaque nouvelle session, à chaque nouvelle leçon. La vie est bien faite. Elle nous offre toujours des spots, des lieux pour surfer, adaptés à notre niveau et nous permettant de progresser. Elle nous apporte toujours ce dont on a besoin. A nous de choisir, de coordonner nos intentions pour servir nos buts les plus nobles : la Vie, l’Amour, la Joie.

Le moment est venu de rentrer. Je plane total ! Les gens sont nombreux à se promener ce dimanche en anoraks, capuches, écharpes et gants. Moi je suis en combinaison, pieds nus, portant une planche de surf sur la plage. C’est dimanche. On est en mars…

Je baigne dans une douce euphorie. Et pour encore plus de plaisir mes perceptions me jouent des tours et me font entendre des sonorités particulières, comme un écho à mon deep blue dream…

A l’heure où certains dauphins redeviennent des humains, je me sens en état d’apesanteur, irradiée, shootée au plaisir de me sentir vibrante de toutes ces particules de vie, de création pure, je suis une partie de l’univers tout entier.

La prochaine session viendra en son heure. Pour l’instant je suis prête à partager avec vous ce que le surf m’enseigne : L’Instant, l’amour, le plaisir et la joie de vivre. Et ça, ça change la vie !

A tout bientôt

Je dédie cet article à tous ceux qui m’ont enseigné la vie, amis comme ennemis.
Je suis faite de chacun de vous et vous adresse mon infinie gratitude.
Véronique

Merci André pour la plongée musicale…